Apprentis d'Auteuil

Apprentis d’Auteuil en PACA

Apprentis d’Auteuil est une fondation catholique, reconnue d’utilité publique, qui  accompagne près de 30 000 jeunes et familles fragilisés en France.

En Provence-Alpes-Côte-d’Azur (PACA), Apprentis d’Auteuil compte plus de 300 professionnels pour accompagner 3 000 jeunes et famille par an dans les champs de l’accueil et de l’éducation, de la formation, de la parentalité, de l’insertion et de l’accompagnement social, en étroite relation avec les partenaires locaux publics et privés.

Des nouvelles de la RSOE

Fin 2016, nous vous faisions découvrir la RSOE : la Résidence sociale à orientation éducative. Le projet toulonnais n’en était qu’à ses prémices. Il prend forme aujourd’hui…

Mercredi 28 juin, en amont du traditionnel barbecue de fin d’année organisé à Toulon par la Maison d’enfants la Valbourdine, l’ensemble des partenaires concernés étaient réunis autour d’Apprentis d’Auteuil pour signer une charte actant la création, dans le Var, d’ici janvier 2019, d’une Résidence sociale à orientation éducative (RSOE).

Préfecture, Région, Conseil Départemental, Métropole, Ville de Toulon, Agence Régionale de Santé, Protection Judiciaire de la Jeunesse, Caisse d’Allocations Familiales, bailleur social ERILIA, ont ainsi souhaité, sous l’impulsion d’Apprentis d’Auteuil, formaliser leurs engagements au service du fonctionnement et de la pérennisation de ce futur établissement destiné à l’insertion socio-professionnelle de jeunes âgés de 16 à 25 ans.

Pour Frédéric Baudot, Directeur de la MECS la Valbourdine et architecte de la RSOE, « la signature de cette charte valide un projet doublement innovant puisqu’il prévoit, d’une part, des modalités de prise en charge adaptées aux besoins dans un esprit de décloisonnement et de pluridisciplinarité ; d’autre part, de nouvelles formes de travail partenarial. » 

En résumé, la nouvelle résidence (format F JT) verra le jour sur le site de la Valbourdine, à Toulon. Elle sera composée de 43 studios individuels équipés et de salles collectives (remobilisation, CDI, détente, atelier).

Le public concerné sera mixte et âgé de 16 à 25 ans. Les jeunes, bien que fragilisés, seront accueillis sur la base du volontariat et disposeront d’un potentiel d’insertion socio-professionnelle. Ces jeunes auront pour point commun de présenter des carences en termes de soutien familial et de ne pas disposer de recours familial leur permettant de se « ressourcer ». Ils pourront être sortants de l’ASE ou de la PJJ, relever de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion dans le cadre du droit commun, ou également être pris en charge par l’ASE ou la PJJ.

La RSOE donnera accès à un logement autonome couplé à un accompagnement éducatif global de proximité par une équipe pluridisciplinaire. Objectifs : lever les freins périphériques à l’insertion sociale et professionnelle, permettre au jeune de se poser dans un cadre sécurisant et responsabilisant, entraîner et maintenir une dynamique d’insertion socio-professionnelle.

L’école Vitagliano en concert à la Philharmonie !

Lina, Noé, Estephane, Jules et tous leurs camarades de l’école primaire Vitagliano (Marseille, 13) ont joué le 25 juin à la Philharmonie de Paris. Un défi relevé grâce à Démos, dispositif d’éducation musicale à vocation sociale, qui met la musique classique à la portée des enfants des quartiers. Explications.

La grande salle Pierre Boulez de la Philharmonie de Paris, la plus prestigieuse, est pleine à craquer. Familles, amis, professeurs, éducateurs, animateurs, mécènes, tous ont pris place pour écouter les enfants participants au projet Démos, un dispositif dont l’objectif est de démocratiser la pratique de la musique classique. Public visé ? Les enfants des quartiers « politique de la Ville ». « Lire, écrire, compter ne suffit pas, souligne Gilles Delebarre, responsable du projet Démos à la Philharmonie de Paris. Au-delà, il faut une éducation artistique et musicale, qui forme des citoyens imaginatifs, sensibles et attentifs aux autres. »  11 des 30 orchestres Démos se sont succédé à la Philharmonie, le week-end du 24-25 juin, soit plus de 1000 enfants. En ce début d’après-midi du dimanche 25 juin, c’est le tour des orchestres Démos Marne et Gondoire, Marseille (écouter le concert en podcast), Paris et Val-de-Marne de montrer leurs talents.

Des pièces aux arrangements étudiés

Enfin vient le tour de l’orchestre Démos Marseille. Arborant un t-shirt orange, les enfants, scolarisés du CE1 au CM2 à l’école primaire Vitagliano, font leur entrée, ainsi que des enfants fréquentant les cours Ozanam, l’association Massabielle et le centre social Malpassé, partenaires de la fondation. Dirigés par le chef d’orchestre Victorien Vanoosten, ils jouent tout d’abord Bydlo, tiré des Tableaux d’une exposition de Moussorgsky, puis chantent le chœur des esclaves, extrait de Nabucco de Verdi. Et enfin, ils jouent et chantent un air tzigane traditionnel, Mamuliga Branzali. Une alternance de pièces classiques et traditionnelles, aux arrangements étudiés, qui permettent aux enfants de varier les plaisirs : jouer de leur instrument, chanter, frapper le rythme en servant de leur corps.

Un projet qui donne des ailes

Les applaudissements sont à la hauteur de l’investissement des enfants. La joie et l’émotion des familles et des adultes sont intenses. « J’en ai pleuré, avoue Marie-Laure Fazi, directrice de l’école primaire. Le défi est relevé. Engagés pour trois ans, cela fait deux ans que nous suivons Démos, il est inclus dans notre projet d’école. Ce projet musical permet de travailler l’écoute, le vivre ensemble, le goût de l’effort, et surtout, la fierté. Aucun enfant n’avait appréhendé la musique auparavant. Ce projet leur donne des ailes. »

Les élèves du CE1 au CM2 travaillent l’instrument quatre heures par semaine, sur le temps périscolaire, par pupitres de 15, encadrés par des professionnels. La méthode, ludique, est inspirée des pédagogies d’Amérique latine et du projet El Sistema. Les CP, encore trop jeunes, suivent une initiation musicale. Lina, 9 ans, explique : « Je joue de l’alto, c’est comme un violon, en plus grand. Au début, je n’avais pas trop envie, mais maintenant, je me débrouille, et j’aime bien ! » « Moi, dit Estephane, je joue de la clarinette. C’est très beau, et je connais toutes mes notes. » Au-delà de ces heures de pratique, la musique irrigue toutes les disciplines, du français aux mathématiques, en passant par les arts plastiques.

Evaluer l’impact sur les apprentissages

« L’orchestre de Marseille est unique en son genre au sein du projet Démos, car il concerne toute une école, précise Bruno Galy, directeur territorial PACA à Apprentis d’Auteuil. Il est en complète adéquation avec le projet de la fondation. Pour compléter ce dispositif et l’évaluer, une équipe de spécialistes de l’hôpital de la Timone mène des recherches sur son impact sur les apprentissages. Les résultats seront connus à l’issue des trois années d’expérimentation. »
Les parents, quant à eux, sont impressionnés par le travail fourni. Eux aussi suivent les progrès à la maison. Noé, huit ans, joue de la flûte traversière. Son papa, M. Sikakonu, rayonne : « Je suis très content de leur prestation. Et à la Philharmonie, c’est le top. Je suis aussi heureux de voir le respect qu’ils montrent envers les adultes, leur obéissance. Je ne pensais pas que ce serait comme cela, on dirait des grands ! »


Les orchestres Démos en France
Il existe actuellement 30 orchestres Démos en France. Destiné aux enfants de 7 à 14 ans vivant dans des quartiers politique de la Ville, ou en zone rurale, le dispositif a révélé chez certains le goût de la musique : 50 % des enfants inscrits entre 2010 et 2012 se sont inscrits dans un conservatoire. Soutenu par cinq ministères (Culture, Education nationale, Cohésion des territoires, Outre-Mer et Défense), Démos est financé à 50 % par l’Etat, le reste étant porté par du mécénat. L’orchestre Démos de Marseille est soutenu financièrement par la CAF des Bouches-du-Rhône, la fondation Foujita, le fonds Maranatha, la fondation d’entreprise AG2R la mondiale, Cap Vert énergie, CMA-CGM, Omnes Capital, Bouygues et Denibam.

« Run in Marseille » : une entreprise partenaire mouille le maillot aux côtés d’Apprentis d’Auteuil

 Pour fêter les 151 ans d’Apprentis d’Auteuil, cinq jeunes du FJT Saint Mitre et de la MECS Saint François de Sales ont participé, le 19 mars, aux 10km de la course, le « Run In Marseille ». Ils étaient entourés pour l’occasion de salariés du Service d’Assainissement Marseille Métropole (SERAMM), partenaire d’Apprentis d’Auteuil, et de collaborateurs de la fondation.

C’est la magie du sport : réunir des jeunes et des adultes qui ne se seraient jamais rencontrés par ailleurs, le temps d’une course à travers les rues de Marseille. Un vrai défi pour Azzedine, Daniel, Rachid, Zul et Benjamin, tous âgés de 16 à 23 ans et qui, pendant plusieurs mois, sont allés s’entraîner toutes les semaines avec des équipes bénévoles du SERAMM et d’Apprentis Auteuil. Il n’était alors pas question de compétition, mais avant tout de respect, avec l’envie de partager une nouvelle passion, de progresser et de se dépasser. Ces moments de découverte et d’échange par le sport furent déjà, en soi, une victoire.

Une autre les attendait le jour J ! Après un petit déjeuner, le temps d’échanger appréhensions et ultimes recommandations, rendez-vous sur la ligne de départ. A vos marques… Grâce au SERRAM, tous sont équipés et habillés aux couleurs  d’Apprentis d’Auteuil, Prêts… La pression monte… Feu… Jeunes et bénévoles se rassurent, se motivent…. Partez !

Pendant la course, chacun encourage ceux qui doutent et profite de la beauté du parcours en bord de mer, sous un soleil qui chauffe déjà. Dix kilomètres plus tard : tous les participants ont passé la ligne d’arrivée et les cinq jeunes d’Apprentis d’Auteuil expriment leur fierté d’avoir relevé ce pari !

Alors, tous lèvent leur verre lors d’un cocktail proposé aux coureurs, jeunes et salariés, pour trinquer à cette belle journée placée sous le signe de la solidarité.

Joie pendant les entrainements, Joie sur la ligne de départ, Joie individuelle et collective sur la ligne d’arrivée.

Impact Jeunes : de l’envie à la réussite professionnelle des jeunes des cités

Impact Jeunes, un programme d’insertion inédit en faveur de l’emploi des jeunes des quartiers prioritaires des Bouches-du-Rhône, vient d’être lancé à Marseille. Il est coordonné par Apprentis d’Auteuil. Explications de Pierre Burello, directeur sud-est de la fondation.

Qu’est-ce qu’Impact Jeunes ?  

Lauréat du Programme d’Investissement d’Avenir (PIA), un programme piloté par le commissariat général à l’Investissement mis en place par l’Etat pour financer des investissements prometteurs sur le territoire, Impact Jeunes a pour but d’expérimenter et de modéliser une méthodologie innovante d’intervention, qui se concentre sur le retour à l’emploi des jeunes d’une barre d’immeubles, à l’échelle de trois quartiers des Bouches-du-Rhône : Félix-Pyat et la cité des Lauriers (Malpassé) à Marseille, les Ferrages à Tarascon. Il démarre pour une durée minimum de trois ans avant d’être déployé à plus grande échelle.

D’où est né le projet ?

Le projet s’inspire notamment d’une action mise en place depuis vingt ans dans une cité de Harlem, le Harlem Children’s Zone. La Préfecture des Bouches-du-Rhône a créé depuis deux ans une belle dynamique autour d’Impact Jeunes. Nous nous y sommes tout naturellement intéressés, jusqu’à en devenir les coordinateurs, à la demande du territoire.

Quel est l’objectif de la démarche ?

En finir avec la dispersion, en concentrant les efforts sur un périmètre restreint ! Le but est vraiment que chaque jeune du projet puisse trouver une solution professionnelle à court ou moyen terme, en étant suivi et orienté via un accompagnement global. Nous sommes attendus quant aux résultats : l’enjeu est de toucher  3000 jeunes de 15 à 30 ans, dont 500 dans chaque cité pilote, avec un taux d’insertion qui doit avoir progressé de 15 % !

Et ses spécificités ?

J’en distinguerais trois principales : l’échelle réduite de trois barres d’immeubles – du sur mesure -,  le travail en partenariat et les liens avec les entreprises. Nous avons recruté pour ce faire trois « boosters territoriaux »,  des professionnels complémentaires des travailleurs sociaux.

Quel est le rôle  de ces professionnels  ?

Aller à la rencontre des jeunes et de l’ensemble des acteurs associatifs qui tournent autour d’eux, pour trouver des solutions individuelles à chacun. Leur mission consiste également à faire du lien avec les entreprises locales. Des résultats visibles sont rapidement attendus. Concrètement, au quotidien, Ils vont commencer par faire du porte à porte dans les cités concernées pour ramener les jeunes vers l’emploi et mettre les uns en relation avec les autres.

Qui sont les partenaires impliqués ?

Une cinquantaine, tant privés que publics, parmi lesquels les collectivités, des services publics comme la CAF ou la Mission locale, des acteurs économiques comme Carrefour ou Vinci, des associations porteuses sur le terrain de projets socialement innovants et complémentaires. Tout ceci pour une action concertée au service des jeunes en difficulté !


 Le projet Harlem Children’s Zone (HCZ)
prodigue depuis plus de vingt ans , à plus de 10.000 enfants concentrés en plein cœur de Harlem, des services éducatifs, médicaux et sociaux avec un budget annuel estimé à 40 millions de dollars en 2009. Ses résultats forcent l’admiration, avec, ces dernières années, pratiquement 100 % des élèves du CE2 de la HCZ ayant obtenu des scores égaux ou supérieurs à la moyenne aux examens de l’État. Un résultat sans précédent pour une école des quartiers défavorisés du centre-ville de New York.
Au cours de la campagne présidentielle 2008, Barack Obama a salué la Harlem Children’s Zone comme  « une action anti-pauvreté tous azimuts, qui sauve littéralement toute une génération d’enfants dans un quartier où ils n’étaient pas censés avoir la moindre chance ».

Skola : la formation 100% en boutique

Apprentis d’Auteuil inaugurait, le 8 mars dernier à Marseille, un tout nouveau concept-store baptisé Skola et porté par son dispositif d’accompagnement vers l’entreprise, L’Ouvre-Boîte. Explications.

L’Ouvre-Boîte a encore frappé ! Après sa filière restauration « La Boîte à étoiles », sa filière travaux publics « Chantier Ô féminin » et sa filière hôtellerie « L’Hôtel-Ecole » dont les stagiaires ont récemment finalisé leur formation au Cambodge, le dispositif marseillais d’accompagnement des jeunes vers l’entreprise innove encore en s’attaquant aujourd’hui au secteur de la vente.

Les ingrédients de la recette à succès de L’Ouvre-Boîte restent les mêmes : des partenaires engagés en termes de financement et de mécénat de compétence, une formation courte dispensée par des professionnels du secteur et la mise à disposition d’un espace éphémère pour apprendre le métier au contact d’une vraie clientèle. Résultat : Skola, une boutique de 150 mètres carrés ouverte aux Terrasses du Port – un centre commercial premium situé dans le prolongement du Vieux-Port de Marseille –, où 20 jeunes peu ou pas qualifiés, sélectionnés sur le seul critère de la motivation, apprendront pendant deux mois le métier de vendeur.

Les cours sont dispensés dans l’arrière-boutique spécialement aménagée à cet effet. Les jeunes y suivront pas moins de 360 heures de formation, dont 30% de modules complémentaires dispensés par les grandes marques du secteur comme Printemps, L’Oréal ou encore Décathlon. Base des techniques de vente en boutique, connaissance du produit, savoir-être, gestion commerciale, communication ou encore anglais composent une formation qui débouchera sur un certificat de qualification professionnelle.

Objectif emploi

Côté boutique, on passe à la pratique avec la vente in situ d’articles de prêt-à-porter féminin mis à disposition par de grandes marques partenaires : Kaporal, Joe Retro, Coralie Paris, Veja, le collectif Marseille Sometimes, ainsi que des créateurs soutenus par la Maison Méditerranéenne des Métiers de la Mode.

Objectif à l’issue de ces deux mois intensifs : 100% d’embauches pour les 20 jeunes marseillais et un essaimage de la formule partout en France. Pour cela, L’Ouvre-Boîte peut compter sur le soutien du Collectif pour l’Emploi (Accenture, Adecco, AG2R, SFR et Vinci Insertion Emploi) et l’enthousiasme des nombreux acteurs publics et privés locaux présents lors de l’inauguration du 8 mars autour de Samir Tighilt, responsable de L’Ouvre-Boîte, et Bruno Galy, Directeur du Territoire PACA d’Apprentis d’Auteuil.

Avis aux autres Territoires et Régions intéressés !

Double reconnaissance pour l’Ensemble scolaire Vitagliano

L’Unesco a récemment distingué l’Ensemble scolaire Vitagliano dont le directeur a lui aussi, par ailleurs, été honoré.

En juillet dernier, la Commission nationale française pour l’Unesco a décidé d’intégrer l’Ensemble scolaire Vitagliano au réseau des écoles associées à l’Unesco. Par ce label, l’illustre institution reconnaît le travail accompli dans le champ de l’éducation à la citoyenneté mondiale pour sensibiliser les jeunes aux valeurs humanistes et aux principes de la solidarité internationale.

Chantier solidaire en Inde, apprentissage du développement durable ou encore éveil à la musique classique dans le cadre d’un orchestre philharmonique sont autant d’illustrations du travail pédagogique mené par les équipes de l’établissement marseillais au service de l’intégration des jeunes et de leurs familles dans le monde d’aujourd’hui, telle que l’encourage l’Unesco.

3591 080Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, une autre distinction est venue récemment consacrer la qualité de l’encadrement pédagogique de l’Ensemble scolaire Vitagliano, cette fois en la personne de son directeur : François-Régis Daboval. Ce dernier a en effet été promu au rang de Chevalier de la Légion d’honneur, le 1er janvier dernier. Une récompense qui vient couronner 36 ans de carrière et l’engagement infatigable de ce « pur produit de l’Enseignement catholique », comme il se définit lui-même, auprès des jeunes en difficulté.

Il est arrivé à Apprentis d’Auteuil en 2012. après avoir dirigé différents établissements scolaires avec internats, où il a particulièrement développé les formations technologiques et professionnelles et toujours eu à coeur la dimension internationale.

« Cette distinction éminente vient reconnaître votre engagement et votre professionnalisme. A travers vous, elle reconnaît aussi Apprentis d’Auteuil et nous en sommes tous honorés. Merci pour cela. » écrit Nicolas Truelle dans le message de félicitations qu’il lui a adressé.

Forum Convergences : l’Ouvre-Boîte fait la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes

« Réussir la transition vers des villes et territoires durables », c’était le thème du 9e Forum Mondial Convergences qui s’est tenu les 5, 6 et 7 septembre au Palais Brongniart et à l’hôtel de ville de Paris.

Acteurs d’un développement plus durable

Pour l’occasion, 7 000 participants s’étaient donné rendez-vous autour d’intervenants qualifiés et d’acteurs du développement durable, dans le cadre de conférences et tables rondes.

Une opportunité que n’ont pas manqué L’Ouvre-Boîte (créé par Apprentis d’Auteuil à Marseille pour accompagner dans la durée les jeunes entrepreneurs faiblement qualifiés) et Live for Good (acteur de l’entrepreneuriat social et de l’innovation numérique au service des jeunes) ! Les deux dispositifs ont ainsi uni leurs forces pour s’associer le temps d’une journée au sein de l’espace Youth We Can tourné vers la jeunesse et les initiatives ci­toyennes à impact social et environnemental.

Insertion et entrepreneuriat

Dans le cadre de leur stand thématique baptisé « Pitch ton projet », des séances de coaching ont été proposées aux jeunes porteurs de projets d’entreprise. But de l’opération : sensibiliser le public à l’entrepreneuriat et proposer aux jeunes de présenter leurs projets de création avec les mots qui font mouche.

De son côté, Jean-Marie Hugues, Responsable du programme international Entrepreneuriat à Apprentis d’Auteuil, est intervenu avec Michèle Pasteur, directrice générale de l’ANSA (Agence nouvelle des solidarités actives), sur le thème : « Zéro chômage : comment l’atteindre ? ». Tous deux ont débattu notamment de la co-construction de partenariats entre le privé et le public, de la nécessité de s’inspirer de bonnes pratiques étrangères et d’avoir une vision englobante de la personne en vue de réussir son intégration.

Au final, des lieux grandioses et de nombreuses rencontres pour échanger sur nos « convergences » et nos pratiques avec des acteurs du changement venus de tous horizons.

Rendez-vous est pris pour l’année prochaine !

Nom de code : R.S.O.E.

La RSOE ou Résidence Sociale à Orientation Educative est un projet innovant porté par la Maison d’enfants La Valbourdine, à Toulon. Le dispositif a été présenté lors d’une rencontre des acteurs de la protection de l’enfance, organisée dans le cadre de la Convention internationale des droits de l’enfant, le 22 novembre.

La Maison de la Méditerranée, à Toulon, a fait le plein ce mardi 22 novembre : 280 travailleurs sociaux ont répondu présent à l’invitation de l’ADEPAPE (Association d’entraide des personnes accueillies à la protection de l’enfance) pour échanger, le temps d’une journée, autour des implications et des opportunités inhérentes à la récente loi du 14 mars 2016 relative à la protection de l’enfance.

Parmi les innovations évoquées, Apprentis d’Auteuil, en la personne de Frédéric Baudot, Directeur de La Valbourdine à Toulon, a présenté son projet de Résidence sociale à orientation éducative. De quoi s’agit-il ? Créer un lieu qui allie hébergement social et protection de l’enfance. Le projet de résidence propose de prévenir le décrochage des jeunes en difficulté en favorisant leur insertion sociale et professionnelle. Comment ? Par la prise en charge globale des jeunes ayant besoin d’un accompagnement social, professionnel, sanitaire et éducatif, en plus d’un logement.

Ce dispositif propose une solution complète aux jeunes de 16-25 ans en situation de rupture sociale et sans soutien familial, sortant des services de l’Aide sociale à l’enfance ou de la Protection judiciaire de la jeunesse, relevant de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion. Seule condition : que les jeunes concernés aient une volonté affichée d’accéder à l’emploi et à l’insertion sociale.

RSEO

A terme, ce sont la construction d’un ensemble de 43 logements (format FJT) et la constitution d’une équipe pluridisciplinaire pour l’accompagnement social des jeunes, qu’ambitionnent les acteurs publics et privés du projet. Parmi eux, la Préfecture du Var, au nom de laquelle le sous-préfet Sabry Hani a prononcé un vibrant discours invitant l’ensemble des acteurs à s’inscrire dans la dynamique engagée par ce type de dispositif. De son côté, le Département, représenté par la direction de l’ASE, a confirmé son soutien financier devant l’ensemble des participants.

De bon augure pour cette résidence sociale nouvelle génération qui doit voir le jour en 2018 et dont Frédéric Baudot rappelle qu’elle est « la résultante d’une intuition de départ, confirmée par une réalité de terrain dont les chiffres sont éloquents ». De fait, 50% des jeunes en CHRS ou à la rue sont des anciens jeunes de l’ASE ou de la PJJ (ASH, 2014). Une raison en soi suffisante pour toujours chercher à innover et inventer des solutions adaptées aux jeunes et à leurs besoins.

Quand la musique est bonne…

DEMOS stage nov 2015 - copyright DEMOS (7)C’est bien connu : la musique adoucit les mœurs. Et au-delà de la musique elle-même, sa pratique en orchestre est source de multiples bienfaits (concentration, rigueur, respect mutuel…) pour des enfants en difficulté scolaire, sociale ou familiale. Ajoutez à cela que moins de 3% des enfants, en France, ont accès à la pratique d’un instrument, que pour ceux issus de quartiers sensibles de Marseille, l’apprentissage de la musique classique reste le plus souvent inaccessible alors qu’ils pourraient en tirer le plus grand bénéfice, et vous comprendrez pourquoi l’Ensemble scolaire Vitagliano d’Apprentis d’Auteuil a souhaité se lancer dans l’aventure Démos.

Démos, c’est un projet de démocratisation culturelle centré sur la pratique musicale en orchestre. Coordonné par la Philharmonie de Paris, ce projet de dimension nationale est destiné aux jeunes habitants des quartiers prioritaires ne disposant pas toujours des ressources économiques, sociales ou culturelles pour découvrir et pratiquer la musique classique dans un cadre existant. La pédagogie collective de Démos propose dés lors de conjuguer éducation artistique et apprentissage du « vivre ensemble » par la responsabilisation des enfants et la pratique musicale intensive : chacun d’entre eux suit quatre heures de cours collectifs par semaine et se voit confier un instrument dont il est responsable pendant toute la durée de son parcours.

A Marseille, le projet, porté par Apprentis d’Auteuil à travers l’Ensemble scolaire Vitagliano, associe différents partenaires (Cours Frédéric Ozanam, association Massabielle, Centre d’action sociale de Malpassé) et regroupe une centaine d’enfants âgés de 7 à 12 ans. Ces derniers se sont retrouvés début novembre pour leur tout premier stage musical encadré par des éducateurs, animateurs et instituteurs. Vingt artistes professionnels étaient présents pour cette première sensibilisation : professeurs de musique, de danse et de chant, musiciens de l’Opéra de Marseille ou encore de la Philharmonie de Paris. Après avoir travaillé en atelier de création musicale, d’expression corporelle et de chant, les enfants ont pu ainsi assister à un mini-concert alliant répertoire classique et gospel.

Prochaine étape importante du projet : la sacro-sainte remise des instruments aux enfants, qui se déroulera en janvier, en présence des familles et des bienfaiteurs. Pour avancer ensemble vers la constitution d’un véritable orchestre symphonique qui se donne trois ans avant de se produire en public à la Philharmonie de Paris !

A vos pupitres, le compte à rebours a commencé…

Inauguration de « L’Ouvre-Boîte » à Marseille en présence de Jacques Attali

20150921_093309Comment aider les jeunes entrepreneurs à faible niveau de qualification à pérenniser leur activité ? Pour répondre à cette question, Apprentis d’Auteuil a créé, avec ses partenaires, « L’Ouvre-Boîte » à Marseille.

Après douze semaines de formation au sein de ce dispositif unique d’accompagnement post création d’entreprise, cinq jeunes testent aujourd’hui leur activité grâce à la mise à disposition d’une boutique éphémère au cœur du centre commercial Marseille Grand Littoral.

C’est à l’occasion de l’ouverture de cet espace que « L’Ouvre-Boîte » sera officiellement inauguré, ce 24 septembre, en présence de Jacques Attali et Nicolas Truelle.

Plus de détails sur cette inauguration dans les jours à venir !…